Chapitre 12: Communications, relations avec les médias et médias sociaux

La communication avec la communauté occupe une place importante dans le travail des conseillères et conseillers scolaires. Tous les contribuables du conseil ont besoin, et ont le droit, de savoir ce que les enfants apprennent et dans quelle mesure ils réussissent à l’apprendre. Ils ont par ailleurs le droit de savoir comment les impôts qu’ils paient sont dépensés, et celui de participer aux débats sur la répartition des ressources destinées à l’éducation dans leur communauté.

Ce chapitre contient des suggestions pour aider les conseillères et conseillers scolaires à communiquer de façon efficace avec les parents, les conseils d’école et les associations communautaires, soit directement – en personne ou en ligne –, soit indirectement – par le truchement des médias.

Élaboration d’un plan de communications

Un plan de communications est comparable à une carte routière qui facilite les communications pendant une période donnée, une année scolaire ou une année civile par exemple. Il peut porter sur vos objectifs individuels ou orienter les communications d’un comité ou de tout le conseil. De nombreux conseils scolaires ont des experts parmi leur personnel ainsi que des stratégies efficaces de planification des communications.

La planification des communications n’est pas assujettie à des règles strictes, mais un plan efficace devrait comporter les éléments suivants :

  • Objectifs : ce à quoi vous voulez arriver pendant cette période, en mettant l’accent sur une ou deux priorités;
  • Stratégies : les moyens précis par lesquels vous comptez atteindre vos objectifs, communiquer avec vos auditoires, partager les informations et recueillir les réactions;
  • Auditoires : les différents groupes de votre communauté que vous essayez d’atteindre et de faire agir;
  • Messages clés : l’information que vous voulez transmettre à chaque auditoire, à court et à long terme;
  • Responsabilités : les personnes responsables de la mise en œuvre des différents éléments du plan de communications;
  • Échéancier : quand les choses doivent se passer;
  • Outils d’évaluation : afin de mesurer l’efficacité du plan.

Pour bien commencer, il faut déterminer la façon dont votre groupe ou vous-même communiquez actuellement. Vous pouvez vous demander :

  • Quels sont les points forts et les points faibles des approches que j’utilise actuellement?
  • Qui sont les gens que je ne rejoins pas et que je devrais peut-être rejoindre?
  • Quelles approches sont utilisées par d’autres personnes ou d’autres groupes, et à quelles fins?

Il est important d’examiner votre plan régulièrement et d’évaluer l’efficacité de vos stratégies. Demandez aux membres de votre communauté, de vive voix ou au moyen de courts sondages, si, selon eux, l’information circule de manière satisfaisante. Servez-vous ensuite de leurs réponses pour établir votre plan pour l’année à venir.

Lorsque vous planifiez vos communications, n’oubliez pas ces quelques conseils :

  • Confiez les responsabilités en matière de communications à des personnes ou à un sous-comité et assurez-vous que les responsabilités sont bien comprises.
  • Ayez recours à diverses approches pour partager l’information : lettres, bulletins, messages téléphoniques ou courriels, sites Web, blogues, médias sociaux, radio, télévision communautaire, presse écrite.
  • Préparez des feuillets informatifs sur des sujets importants.
  • Soyez conscients des obstacles à la communication, comme la langue, la culture et les besoins en matière d’accessibilité.
  • Déterminez quelles personnes ont besoin d’information, quand elles en ont besoin et comment elles ont habituellement accès à l’information.
  • Prenez soin d’écouter aussi bien que de parler. Explorez les possibilités de dialogue, et sollicitez les commentaires et la participation de toute la communauté.
  • Donnez des renseignements sans imposer vos vues. Accueillez toute une gamme d’opinions et essayez de trouver un terrain d’entente.
  • Structurez les comités de sorte que les conseils d’école, les parents et les autres groupes communautaires puissent y participer aussi pleinement que possible.
  • Invitez des bénévoles de la communauté à contribuer à la planification préliminaire des grandes initiatives.

Principes directeurs

Quelle que soit la composition de votre auditoire, et que vous parliez ou écriviez, certains grands principes s’imposent. Efforcez-vous toujours de suivre les principes suivants :

  • Soyez honnête.
  • Exprimez-vous clairement.
  • Restez calme.
  • Faites preuve de vigilance.
  • Préparez-vous.
  • Agissez de manière proactive.
Soyez honnête.

Dites toujours la vérité. Ayez recours à des faits et à des points crédibles qui ne peuvent pas entraîner de malentendu. Dites les choses franchement.

Vous pouvez arriver à contourner une question délicate, mais ne mentez pas. La vérité éclatera un jour et, si vous avez menti, votre crédibilité sera endommagée ou détruite et vous pourriez nuire de façon irréversible à une cause importante.

Si vous ne pouvez pas parler de quelque chose, vous devriez dire que vous n’êtes pas en mesure d’en discuter pour l’instant et que vous répondrez plus tard. Si vous ne connaissez pas la réponse à une question, dites-le et donnez aux intéressés le nom d’une personne qui pourrait la connaître. Ne courez pas le risque de nuire à votre réputation en parlant à la légère.

Ne dites jamais « pas de commentaires ». Pour les journalistes, cela signifie que vous avez quelque chose à cacher ou que vous leur rendez délibérément la tâche difficile. Expliquez plutôt pourquoi vous ne pouvez pas répondre à leur question.

Les conseillères et conseillers scolaires ont des obligations de confidentialité. En tant que membres d’un conseil scolaire, ils sont assujettis aux lois sur la protection de la vie privée. La plupart des affaires du conseil se déroulent au vu et au su du public et des médias. Les politiques d’un conseil permettent de définir quelles informations sont confidentielles, mais une conseillère ou un conseiller scolaire ne doit jamais révéler aux médias les discussions qui ont eu lieu ni les documents qui ont été présentés au cours d’une séance à huis clos.

Si l’objectif collectif du conseil est de faire en sorte que le public comprenne bien le système scolaire et lui fasse confiance, il importe que les conseillères et conseillers scolaires appuient le processus démocratique de prise de décision. Il est inévitable que le débat fasse ressortir des désaccords et des divergences d’opinions, mais une fois qu’ils ont voté, les conseillères et conseillers sont collectivement responsables de la décision du conseil.

Exprimez-vous clairement.

Parlez et écrivez de façon claire et concise. L’essentiel est de communiquer, et non d’embrouiller les gens avec le jargon de l’éducation ni de les impressionner par votre vocabulaire. Si vous vous adressez à des journalistes, souvenez-vous qu’il leur est impossible de présenter clairement une information qu’ils ne comprennent pas. (Voir, ci-dessous, la section Trucs pour mieux écrire.)

Restez calme.

Restez calme pendant les discussions ou les entrevues. Il ne sert à rien de perdre patience, vous ne ferez que nuire à votre message et à votre réputation. Si vous ressentez de la colère, de la tension ou de la nervosité, essayez une technique de relaxation.

Faites preuve de vigilance.

En public, ne dites pas ce que vous n’aimeriez pas que d’autres entendent. Bien sûr, il est raisonnable de demander à une ou un journaliste, avant une entrevue, que certaines parties de l’entretien soient considérées comme confidentielles, ce que la plupart des journalistes accepteront; mais il est plus sage de ne dire que ce que vous voulez voir dans les médias.

Préparez-vous.

Préparez des messages clés sur les sujets dont vous allez discuter. Il s’agit de deux ou trois messages simples, courts et faciles à mémoriser, que vous pouvez utiliser pour indiquer la position du conseil sur un sujet. Ces messages s’adressent à un auditoire particulier et renferment les idées dont le conseil aimerait que l’auditoire se souvienne.

Si vous présentez un exposé ou que vous vous préparez à une entrevue, écrivez-en les grandes lignes et faites une répétition. Pensez à toutes les questions que l’on pourrait vous poser. Si l’on vous pose une question inattendue, prenez le temps de réfléchir avant de répondre. N’hésitez pas à admettre que vous n’avez pas la réponse ou que vous ne connaissez pas le sujet suffisamment pour vous prononcer, mais dites que vous allez vous renseigner.

En vous préparant et en répétant vos messages, vous arriverez facilement à maîtriser les dix C : confiance, cohérence, crédibilité, clarté, calme, conviction, conformité, compassion, candeur et concision.

Agissez de manière proactive.

Selon la Loi sur l’éducation, les réunions du conseil doivent être publiques. Favorisez la participation du public aux réunions en l’informant des questions qui y seront traitées. Si vous transmettez ces renseignements sur votre site Web, dans votre blogue ou dans les médias sociaux, la communauté et les médias sauront rapidement et facilement qu’une question importante ou controversée sera soulevée au conseil. Mettez la documentation à la disposition du public sur votre site Web, et envoyez-la automatiquement à la presse locale. Lorsque la situation l’exige, vous pouvez tenir des séances d’information et des réunions publiques d’information. Si votre conseil s’avère digne de foi lorsqu’il donne des informations sur des sujets difficiles, les médias et le public le croiront plus volontiers lorsqu’il voudra leur communiquer de bonnes nouvelles.

Surveillez les médias. Soyez au courant des questions d’actualité en matière d’éducation, de même que des reportages de dernière heure. La plupart des grands médias ont des sites Web qu’ils mettent à jour régulièrement. Twitter et Facebook sont aussi des moyens efficaces de vous tenir au courant des plus récentes nouvelles sur un sujet qui vous intéresse.

Trucs pour mieux écrire

  • Écrivez comme vous parlez. Rédigez comme si vous conversiez avec quelqu’un.
  • Évitez le jargon.
  • Soyez simple. Les lecteurs ont tendance à se lasser des textes longs et compliqués.
  • Ne développez qu’une idée par paragraphe.
  • Faites le tri. Il est inutile de donner toutes les précisions.
  • Ne présumez pas que vos lecteurs connaissent les mêmes faits que vous.
  • Prenez soin de respecter les droits d’auteur lorsque vous reproduisez un extrait d’un document.
  • Ayez une approche positive. Présentez le conseil scolaire sous son meilleur jour.
  • Lancez un appel à l’action. Dites clairement pourquoi vous écrivez et ce que vous attendez de vos lecteurs.
  • Demandez à plusieurs personnes de relire votre texte pour vous assurer qu’il est compréhensible et ne contient pas de fautes qui pourraient gêner les lecteurs.
  • Envoyez des notes rédigées à la main pour remercier les personnes de leur contribution ou les encourager à participer.
  • Répondez immédiatement aux personnes qui vous font part de leurs inquiétudes ou qui vous demandent des renseignements.

Travailler avec les médias

La plupart des personnes ont appris dans les médias la majorité de ce qu’elles savent sur les écoles. Les conseils scolaires doivent donc faire en sorte que les représentan-tes et représentants de la presse locale possèdent l’information dont ils ont besoin pour peindre à la communauté un tableau réaliste d’une situation. C’est un objectif réalisable. Malgré ce que certains en disent, les médias essaient généralement de donner une image juste d’une situation ou d’un événement.

Rapporter un événement aux médias

Les parents veulent peut-être tout savoir sur ce qui se passe à l’école, mais les journalistes s’intéressent avant tout aux nouvelles, dont ils évaluent l’intérêt en fonction de leur impact sur les lecteurs, les auditeurs ou les téléspectateurs.

Les questions suivantes vous aideront à savoir si l’information ou l’événement que vous voulez présenter aux médias peut intéresser une ou un journaliste :

  • Est-ce nouveau? S’agit-il de nouvelles personnes, de nouveaux programmes, de nouvelles idées ou de nouvelles façons d’enseigner ou d’apprendre?
  • Est-ce d’actualité? La question de la technologie peut être à la mode cette année et l’être moins l’année prochaine.
  • Est-ce extraordinaire? Parlez-vous de la chose la plus rapide, la plus haute, la plus petite ou la plus grande qui soit? Si oui, quelles preuves crédibles et impartiales soutiennent ce que vous avancez?
  • Quel lien y a-t-il entre ce que vous annoncez et une grande question d’actualité? Les journalistes cherchent toujours à aborder les actualités nationa-les ou internationales sous un angle local.
  • Avez-vous des documents visuels intéressants? Votre nouvelle présente-t-elle un intérêt visuel (par exemple, des élèves en train de faire quelque chose) qui se prête bien à une photo pour un journal – sur papier ou en ligne – ou à un bout de film pour la télévision, afin d’attirer l’attention du public?
Faciliter le travail des journalistes

La plupart des journalistes sont des personnes dévouées et bien intentionnées qui sont souvent pressées par le temps. Il leur arrive de travailler en une seule journée sur plusieurs reportages auxquels ils ne peuvent consacrer que quelques heures.

Le journaliste responsable de couvrir votre activité sera probablement un généraliste qui traite d’un sujet différent dans chacun de ses articles. C’est particulièrement vrai à la radio et à la télévision. Ce sont surtout les journaux (mais pas tous) qui ont des journalistes spécialisés en éducation, bien que quelques chaînes de télévision en aient aussi. En règle générale, la plupart des journalistes ont une connaissance limitée des écoles et de leur fonctionnement.

Il est donc absolument nécessaire que vous leur facilitiez la tâche autant que possible. Fournissez-leur des feuillets d’information sur votre école, des numéros de téléphone pour qu’ils puissent communiquer avec des parents, des possibilités de photos attrayantes pour votre événement. Bref, vous devez penser aux moyens d’aider les journalistes à faire le meilleur travail possible dans des délais très serrés.

Répondre aux médias

Si une ou un journaliste surgit devant vous et vous pose des questions sur un sujet ou un événement d’actualité, ne cédez pas à la panique. Suivez les conseils donnés dans ce chapitre, et préparez-vous.

La politique des conseils sur les communications avec les médias varie selon leurs besoins et leurs ressources. Certains conseils ont une agente ou un agent de communications parmi leur personnel, alors que d’autres transmettent les demandes au bureau de la directrice ou du directeur de l’éducation. Dans de nombreux conseils, la présidente ou le président est le principal porte-parole du conseil. Suivez la méthode qui convient le mieux à votre conseil. L’essentiel est de vous rappeler que les médias veulent avoir accès à un porte-parole – toujours la même personne, qui doit être disponible. Le conseil doit pouvoir présenter sa position dans les délais qu’imposent les médias. Il est probable qu’une ou un journaliste qui couvre une question controversée à votre conseil ou un incident dans une de vos écoles a été dépêché sur les lieux par le responsable des affectations et ne dispose donc que de quelques heures pour remettre un travail fini.

Ne refusez jamais de vous prêter à une entrevue, surtout lorsqu’il s’agit de ce que vous estimez être de mauvaises nouvelles. Si vous refusez de collaborer, la ou le journaliste se tournera sans doute vers d’autres sources – y compris des personnes qui en savent moins que vous sur le sujet ou qui ont des comptes à régler.

Assurez-vous de comprendre ce que veut le journaliste et la façon dont l’information sera utilisée : par exemple, une séquence de 30 secondes aux informations en soirée, un documentaire radiophonique sur un sujet précis ou un article en profondeur pour la presse écrite.

Il n’est pas difficile de prévoir les questions que posera une ou un journaliste qui appelle à la suite d’une nouvelle ou d’un événement particulier. Mais si vous recevez un appel inattendu, vous avez le droit de demander que l’on vous laisse suffisamment de temps pour réunir les informations voulues et pour réfléchir à la question.

Assurez-vous de connaître d’avance les conditions d’une entrevue. Celle qui convient le mieux aux deux parties est l’entrevue officielle. Cela veut dire que la ou le journaliste peut utiliser et rapporter tout ce que vous lui dites. Si vous agissez en tant que membre du conseil, vos propos ne devraient avoir aucun caractère confidentiel, surtout en cas de crise.

Entretenir de bonnes relations de travail

La meilleure façon d’entretenir de bonnes relations de travail avec les médias est d’être une source d’information exacte. Cela ne signifie pas qu’il faut dire tout ce que vous savez ni que vous devez répondre à toutes les questions. Cela signifie simplement que plus vous facilitez la tâche aux médias, plus ils seront portés à s’adresser à vous pour obtenir des informations, des citations et votre opinion sur certains sujets. Ainsi, chaque fois que vous parlez aux médias, vous avez l’occasion de faire passer votre message sur la question de l’heure.

Se plaindre d’une couverture médiatique

Il arrive que les conseillères et conseillers scolaires soient mécontents de la façon dont un journal, la radio ou la télévision présente une question dont ils ont traité avec une ou un journaliste. Avant de faire connaître votre mécontentement, demandez-vous si votre plainte est fondée. Les journalistes sont formés pour prendre des notes, enregistrer leurs entrevues et transmettre avec précision les propos de la personne interrogée; ils ne tiennent pas à avoir la réputation de professionnels qui font mal leur travail. Si vous réagissez outre mesure, cela risque de nuire à vos relations avec une personne qui, plus tard, pourrait bien avoir à écrire d’autres articles sur vous ou sur votre école.

Si c’est le titre qui pose problème, vous devez savoir qu’il n’est pas rédigé par l’auteur de l’article, mais par quelqu’un d’autre qui doit réduire en quelques mots l’essentiel du reportage. On se plaint souvent aux journalistes de titres qu’ils n’ont pas rédigés.

Certes, les journalistes font parfois des erreurs. Si la faute commise est négligeable, ne vous en souciez pas. Cependant, ne manquez pas de signaler une erreur importante à son auteur, qui pourra faire paraître une rectification dans le journal du lendemain. Dans un grand nombre de bureaux de presse, on apporte maintenant la rectification sur la version en ligne de l’article, et les recherches subséquentes dans la base de données afficheront l’article corrigé. Si vous n’êtes toujours pas satisfait des mesures prises par le journaliste, parlez-en à son chef de pupitre. Si vos démarches sont infructueuses, envoyez une lettre à la rédaction ou à la direction du bureau de presse. S’il s’agit un journal, communiquez avec le Conseil de presse de l’Ontario (890, rue Yonge, bureau 200, Toronto ON M4W 3P4; téléphone : 416-340-1981; courriel : info@ontpress.com; site Web : www.ontpress.com). Gardez les notes de vos entrevues avec les médias pour que des tiers puissent juger eux-mêmes des faits.

Médias sociaux

Twitter, Facebook, YouTube, Pinterest, Tumblr – les médias sociaux sont partout. Certaines personnes peuvent ne pas utiliser elles-mêmes ces outils, mais nul ne peut nier leur potentiel de communication. Ils offrent la possibilité d’avoir un débat informatif et intéressant sur Twitter, de discuter de questions d’intérêt local directement avec des électeurs sur Facebook, ou de participer à une campagne vidéo couronnée de succès sur YouTube.

Les bulletins d’information imprimés par les écoles pourraient bien disparaître comme l’ont fait les machines à écrire. Les messages sur Twitter ainsi que les blogues, les sites Web et les pages Facebook de classes et d’écoles transforment la façon dont les familles obtiennent des nouvelles de leur école. Partout au Canada, les conseillères et conseillers scolaires ont recours à Twitter et à Facebook pour s’adresser à leurs électrices ou électeurs et pour obtenir leur appui sur des questions touchant les élèves, le personnel et les communautés locales. Si vous n’avez jamais envisagé d’utiliser les plateformes en ligne des médias sociaux pour entrer en contact avec votre communauté, le moment est peut-être venu pour vous d’évaluer le pour et le contre d’une telle option.

Il est probable que votre conseil scolaire a déjà du personnel expert en médias sociaux et en communications numériques. Avant de vous lancer, vous pourriez demander une séance de formation, ou vous asseoir simplement avec un membre du personnel pour lui poser des questions et obtenir des conseils sur les pratiques qui vous permettraient de communiquer le plus efficacement avec votre public local tout particulier.

Objectifs

Avant de vous lancer dans les médias sociaux, comme vous occupez une charge publique, vous devriez établir une liste de vos objectifs, qui pourrait inclure les éléments suivants :

  • faire preuve de transparence et de responsabilité envers l’électorat de votre circonscription;
  • élargir la portée de vos messages stratégiques en entrant en relation avec des utilisateurs des médias sociaux, dont les intervenants des conseils scolaires, vos collègues du conseil, des journalistes, des blogueurs et le milieu de l’éducation en général;
  • faire preuve de leadership et de crédibilité dans le domaine de l’éducation en augmentant votre visibilité dans les moyens de communications en ligne;
  • surveiller dans Twitter les mentions de vous-même et de votre circonscription, pour engager un dialogue sur des problèmes éventuels avec des critiques et des leaders d’opinion et pour rétablir les faits rapportés inexactement;
  • offrir à votre électorat une méthode permettant de vous transmettre des commentaires et d’interagir avec vous sans obstacles;
  • assurer une couverture en direct des activités du conseil scolaire, à l’intention des personnes qui ne peuvent y participer.
Votre présence dans les médias sociaux

Comme c’est le cas pour les autres formes de communications, il n’y a pas de règles strictes concernant la façon de faire passer vos messages au moyen des médias sociaux. Souvenez-vous toutefois des quelques conseils suivants :

  • Votre présence sur les médias sociaux peut montrer que vous cherchez vraiment à joindre vos électrices et vos électeurs et à engager un dialogue avec eux. Twitter est l’un des meilleurs moyens à votre disposition pour avoir une conversation individuelle avec des membres de la communauté, des élèves ou des membres du personnel du conseil. C’est une excellente façon de favoriser des relations positives avec des électrices et des électeurs – que vous pourriez fort bien ne jamais rencontrer en personne.
  • Vous pouvez utiliser les médias sociaux pour prévoir les futures embûches en matière de politiques et pour demander leur point de vue à vos électrices et électeurs avant les débats au conseil. Les gens vous seront souvent reconnaissants de leur donner une autre occasion de s’exprimer sur des questions ayant une incidence sur leur communauté.
  • Ne laissez pas moisir vos comptes de médias sociaux. Chaque jour, envoyez au moins un message (ou deux ou trois) sur Twitter, car vous n’aurez pas un grand nombre d’abonnés si vous laissez passer quelques jours (ou plus) entre vos messages. Rédigez avec concision et adoptez un ton engageant, incisif et humoristique (lorsque cela convient) : ainsi, les gens remarqueront vos messages – de même que l’information qu’ils renferment.

Pour susciter l’intérêt, vos messages devraient être :

  • Variés – Utilisez des contenus de divers types – visuel, textuel, sonore – et de diverses sources, pour nourrir l’intérêt de vos abonnés.
  • Vivants – Ne vous contentez pas de reproduire des titres de communiqués. Vos messages devraient avoir le ton de la conversation.
  • Actuels – Vous devriez traiter de questions d’un intérêt immédiat, ou encore d’activités ou d’occasions à venir.
  • Crédibles – À l’occasion, vous pouvez attirer l’attention en faisant de l’humour, mais vos messages devraient toujours se rattacher d’une manière justifiable à vos priorités et vos objectifs. Si possible, incluez des liens à du contenu connexe, ou lancez un appel à l’action.
  • Inclusifs – Comme les médias sociaux ont une culture de partage des connaissances, vous devriez souvent saisir l’occasion d’inclure des liens à du contenu pertinent provenant de sources variées, autres que votre propre site Web ou celui de votre conseil scolaire.
Contenu

Souvent, la chose la plus difficile à faire avec un compte de médias sociaux est d’offrir chaque jour du contenu de qualité. Pourtant, il se peut fort bien que vous ayez déjà accès dans votre vie quotidienne à une abondance de matériel informatif et intéressant que vous pourriez présenter au moyen de liens dans vos messages, dont des communiqués, des lettres et des déclarations officielles du conseil, des renseignements sur de nouvelles campagnes ou initiatives du conseil, ou de superbes vidéos dénichées sur YouTube ou ailleurs sur le Web. Vous pouvez également partager du contenu provenant de vos abonnés, ou envoyer des messages en direct pendant des événements.

Essayez de vous faire connaître comme étant un leader éclairé dans votre communauté. En partageant des renseignements pertinents – nouvelles venues d’ailleurs ou informations sur des recherches, des événements ou des prix –, vous pouvez vous positionner en tant que source fiable de renseignements triés sur le volet et de haute qualité.

Promotion

Une fois que vous aurez décidé quels sont vos objectifs, qui vous voulez mobiliser, comment vous comptez le faire et ce que vous allez diffuser, le dernier élément de votre planification concernant les médias sociaux devrait être la promotion. Vos électrices et vos électeurs doivent savoir que vous avez maintenant une présence sur Twitter, Facebook ou YouTube. Voici quelques moyens d’accroître votre auditoire :

  • mettez le lien de votre compte de médias sociaux bien en vue dans votre site Web, votre page Facebook ou votre blogue;
  • demandez à vos amis, vos collègues et d’autres personnes dignes de confiance de vous faire de la publicité dans leurs propres comptes de médias sociaux;
  • ajoutez un lien à votre compte de médias sociaux dans la signature de vos courriels;
  • inscrivez ce lien dans tous les bulletins d’information et les communiqués et toutes les déclarations que vous envoyez aux médias ou dans votre communauté;
  • communiquez par téléphone ou par courriel avec les principaux intervenants de votre circonscription pour les informer de votre présence dans les médias sociaux.

Enfin, ne vous en faites pas si votre auditoire n’augmente pas aussi rapidement que vous le voudriez. En effet, il faut du temps pour se bâtir un public dans les médias sociaux, car il s’agit d’un processus organique qui repose sur la con-fiance des personnes œuvrant dans votre domaine. Rappelez-vous que ce qui compte, c’est la qualité de vos abonnés et non leur nombre. Il peut être beaucoup plus efficace d’avoir 25 abonnés locaux qui lisent vos messages chaque jour que d’avoir 2 000 abonnés dispersés dans le monde entier si vous ne rencontrez jamais la majorité d’entre eux ou que vous n’avez aucun contact professionnel avec eux.